La dépression est aujourd'hui le diagnostic psychiatrique le plus répandu au monde. Le traitement standard — les antidépresseurs — fonctionne chez environ 40 à 60 % des patients. Pour les 40 à 60 % restants, les médicaments ne fonctionnent pas, ou seulement en partie. Pourquoi ? Parce que la dépression n'est pas une maladie unique — c'est un syndrome aux causes biologiques multiples.
Comment lire les chiffres : Fait = un constat de la recherche ou de la biologie · Notion = une notion ou un marqueur clé à connaître
Est produite dans l'intestin
La majeure partie de la sérotonine du corps est produite par des cellules intestinales, où elle régule la digestion ; elle ne passe pas dans le cerveau, qui fabrique la sienne. L'intestin influence le psychisme indirectement via l'axe intestin-cerveau : misez sur les fibres et une alimentation végétale variée.
Réduit la dépression vs. médicaments
De grandes revues suggèrent que, dans la dépression légère à modérée, l'exercice peut être aussi efficace que le traitement standard ; le rapport exact varie selon les études et doit être lu avec prudence. Voyez l'activité comme un complément : n'arrêtez jamais un traitement sans votre médecin.
La clé de la plasticité
Le BDNF est une protéine qui favorise la croissance des neurones et la formation de nouvelles connexions, c'est-à-dire la capacité du cerveau à apprendre et à s'adapter. L'exercice aérobie régulier l'augmente le plus sûrement, et un bon sommeil y contribue aussi.
L'hypothèse inflammatoire de la dépression
Les recherches de la dernière décennie montrent un lien fort entre inflammation chronique et dépression. Les cytokines inflammatoires (IL-6, TNF-alpha) agissent directement sur le métabolisme de la sérotonine, de la dopamine et du GABA. Les personnes présentant des marqueurs inflammatoires élevés répondent mieux à un traitement anti-inflammatoire qu'aux antidépresseurs.
95 % de la sérotonine est produite dans l'intestin. Le microbiome communique avec le cerveau via le nerf vague, le système immunitaire et les hormones. Un microbiome perturbé — la dysbiose — est systématiquement associé à la dépression et à l'anxiété.
Le TDAH, un état biologique
Le TDAH n'est pas qu'un « manque d'attention ». C'est une variation neurologique avec des différences mesurables dans la signalisation dopaminergique, la structure du cortex préfrontal et l'architecture du sommeil. L'approche du biohacker : optimisation du sommeil, éviction des aliments pro-inflammatoires, mouvement (qui augmente le BDNF et la dopamine), techniques respiratoires.
